Le véritable portrait de la Covid-19 au Québec - Patrick

Publié le 2 Juillet 2022

Le véritable portrait de la Covid-19 au Québec - Patrick

Le véritable portrait de la Covid-19 au Québec - Patrick
Provost
Par Patrick Provost | Opinions
Vendredi le 24 juin 2022
Québecor a retiré ce texte du professeur Patrick Provost paru cette semaine
au Journal de Montréal, au Journal de Québec et sur le site de TVA
Nouvelles. Conformément à sa mission de protéger la liberté de presse,
Libre Média le publie en intégralité.

Patrick Provost est professeur au département de Microbiologie, Infectiologie et
Immunologie de l’Université Laval. Il dirige depuis vingt ans un laboratoire de recherche
sur la biologie des ARN.


Alors que le passeport vaccinal ne sera plus requis pour monter à bord d’un
avion ou d’un train au pays à compter du 20 juin 2022 (mais toujours exigé pour
entrer au pays) et que le fédéral suspend également la vaccination obligatoire de
ses fonctionnaires (qui pourra cependant être réimposée à nouveau), dressons
le véritable portrait de la Covid-19 au Québec.

Le taux de mortalité
En date du 19 juin 2022, les données cumulatives pour l’ensemble du Québec
sont les suivantes: 15 462 décès liés à la Covid-19 ( graphique 2.1 )
( https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees ) sur un total de 1 077 256 cas
confirmés de Covid-19 ( graphique 1.1 ), pour un taux de mortalité calculé de
1.44%. 


Ce taux de mortalité est largement surestimé, principalement (i) par l’inclusion,
au numérateur, des décès avec, et non à cause de la Covid-19, apparemment
aussi nombreux, et (ii) par l’exclusion, au dénominateur, des cas d’infections
asymptomatiques ou non rapportées, plusieurs fois plus nombreuses que les
infections symptomatiques rapportées.
Le véritable portrait
Quel est donc le véritable portrait de la Covid-19 au Québec?

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Les chiffres officiels de l’Institut de la statistique du Québec et de l’Institut
national de santé publique du Québec (INSPQ), consultés le 19 juin 2022,
montrent la réalité sanitaire suivante au Québec.


(i) Il n’y a pas eu de surmortalité toutes causes confondues depuis le début de la
pandémie de Covid-19, sauf pour les personnes âgées de 70 ans et plus lors de
la première vague (avril-juin 2020) et peu après l’imposition du
confinement/couvre-feu du temps des Fêtes ou le déploiement de la 3e dose de
vaccin (janvier 2022),


(ii) plus de 90% des personnes âgées de 70 ans décédées avec ou de la Covid-
19 avaient deux conditions médicales préexistantes ou plus ( tableau 2.2 ),
(iii) 69,2% des personnes décédées étaient âgées de plus de 80 ans ( section
2.3 ), amenant l’âge moyen des personnes décédées avec ou de la Covid-19 au-
delà de leur espérance de vie à la naissance ,


(iv) le nombre de décès ( tableau 2.1 ) par rapport au nombre de cas ( tableau 1.1 )
est de 0,07% chez les personnes n’ayant aucune condition préexistante, 6 fois
plus élevé en présence d’une condition médicale préexistante (0,4%) et 98 fois
plus élevé en présence de deux conditions préexistantes ou plus (6,9%), selon
des données mises à jour pour la dernière fois le 2 mai 2022, et
(v) entre 0 et 5 personnes de moins de 40 ans (avec moins d’une condition
médicale préexistante) sont décédées au Québec depuis le début de la
pandémie ( tableau 2.2 ).
L’analyse des données officielles du gouvernement a ainsi permis de révéler
assez tôt deux des principaux facteurs de risques de complications et de décès à
la Covid-19: l’âge avancé et le nombre de conditions médicales préexistantes, en
particulier l’obésité.


La menace de la Covid-19 était bien réelle, mais était-elle de l’ampleur qu’on
nous a rapportée? D’autant plus que, selon les données publiques disponibles
sur les sites de l’INSPQ et de Partenariat Données Québec , environ 2,1% des
hospitalisations étaient pour la Covid-19 entre le 1er avril 2020 et le 31 mars
2021 au Québec; 20 616 hospitalisations dues à la Covid-19 sur un total de 986
607 hospitalisations (ce nombre était en baisse de 17,5% comparativement aux
1 195 554 hospitalisations de l’année précédente). Au pire de la crise, les
hospitalisations Covid-19 ont atteint un sommet de 5,9% du total.
Des mesures justifiées?
Est-ce que la réalité pandémique décrite ci-haut justifiait 
(i) d’imposer des mesures sanitaires aussi sévères et globales, plutôt que

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ciblées, pour circonscrire une menace qui ciblait une catégorie bien
connue de personnes? 
(ii) de ne pas considérer, le plus justement possible, les effets collatéraux
des mesures sanitaires contraignantes? 
(iii) d’écarter les médecins des soins et de toute évaluation du rapport
risque/bénéfice d’une intervention médicale (vaccination COVID) auprès de
leurs patients? 


(iv) d’outrepasser le droit des personnes de consentir, de manière libre et
éclairée, à une injection toujours expérimentale? 
(v) de recourir à la vaccination massive de toute la population pour une
maladie qui touche plus particulièrement les personnes très âgées et
malades? 


(vi) d’imposer l’obligation vaccinale à des personnes jeunes, en bonne
santé ou qui ne sont pas à risque de complications à la Covid-19? 
(vii) d’imposer l’obligation vaccinale à des travailleurs (incluant ceux en
télétravail) sous peine de congédiement en cas de refus? 


(viii) de restreindre le droit d’accès aux lieux publics et d’entraver la liberté
de circuler par train ou par avion à des personnes qui ne sont pas
«adéquatement» vaccinées, alors que les injections ne préviennent ni
l’infection ni la transmission, mais semblent plutôt faciliter l’infection? 
(ix) qu’un gouvernement s’arroge le pouvoir en autoproclamant et en
perpétuant un état d’urgence sanitaire et certaines mesures au-delà de la
période d’urgence? 
(x) de ne pas encourager le maintien d’une bonne santé par l’adoption de
saines habitudes de vie? 


(xi) de ne pas permettre, voire encourager, le recours aux traitements
préventifs, précoces ou alternatifs, comme d’autres pays l’ont fait? 
(xii) de museler les professionnels et les universitaires critiques des
mesures sanitaires, par le biais de pressions de leur ordre professionnel
ou de leur Institution, sous peine de perdre leur droit de pratique ou leur
emploi? 
(xiii) une couverture médiatique aussi intense, polarisée et polarisante
semant la peur, l’anxiété et la division? ou 

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(xiv) d’encourager la délation, l’exclusion sociale d’une minorité de
personnes non vaccinées et le clivage de la société?
Dépolitiser les décisions
Face à la menace que posait alors la Covid-19, aussi incertaine qu’imprévue, les
mesures initiales de précaution étaient de mise, bien qu’avant même que la
pandémie n’atteigne le Québec, on savait que la Covid-19 affectait plus
particulièrement les personnes âgées en Italie. La pandémie a évolué au fil des
mois, certes, amenant le gouvernement à revoir et à adapter certaines mesures
au contexte sanitaire du moment.

Cependant, dans certains cas, il a imposé des
décisions à l’encontre de la science (ex. couvre-feu) ou a beaucoup trop tardé à
le faire, comme la levée des dernières mesures sanitaires contraignantes. Cela
révèle toute l’importance de dépolitiser les décisions brimant les droits et les
libertés individuels, par exemple, par un Conseil des Universitaires Indépendants
(CUI) au gouvernement, afin que ces décisions soient basées sur la science et
soient prises plus rapidement.
Un bilan s’impose
Malgré la campagne électorale qui se profile à l’horizon, et au cours de laquelle
les partis politiques éviteront probablement de revenir sur cette période sombre
de l’histoire du Québec, nous ne pouvons pas faire l’économie d’un examen de
conscience ni d’une profonde réflexion collective pour s’assurer que, la
prochaine fois, le déploiement de mesures soit approprié, proportionnel et adapté
à la menace, et ajusté rapidement au besoin. Il faudra éviter de partir en peur
quand les nez se mettront à couler, comme à tous les automnes.

Un bilan de la gestion de cette crise, qui a révélé les limites, voire les failles, de
notre système et de notre vie démocratique, s’impose.
Nous le devons aux trop nombreuses personnes âgées que nous n’avons pas su
protéger, ainsi qu’aux personnes dont les droits et les libertés ont été brimés trop
longtemps. 


Pour justifier sa décision dans un courriel interne, Sébastien Ménard,
l’éditeur et rédacteur en chef du Journal de Québec, a affirmé que «ce texte
comportait des inexactitudes qui pouvaient induire le public en erreur». 
Source URL - https://libremedia.ca/article/le-veritable-portrait-de-la-covid-19-au-quebec
Lien URL de l’INSPQ (Institut National de Santé Publique du Québec) :
https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees

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Entrevue avec le chercheur Patrick Provost de l’Université Laval
à Québec:

Vidéo - Le véritable portrait de la Covid-19 au Québec - Radio X
avec le chercheur Patrick Provost
26 juin 2022
Le 23 juin 2022, le chercheur Patrick Provost, de l’Université Laval à Québec, fut invité à
la station de Radio X afin d'y apporter ses précisions concernant la gestion de crise
gouvernementale au Québec attitré à la Covid-19.
https://www.youtube.com/watch?v=30M4PTpp-2A

Alexis parle beaucoup de la Covid cette semaine, plus particulièrement du
cas de ce professeur et chercheur de l’Université Laval qui s’est fait censuré
pour avoir dit la vérité sur les cas de mortalités. Regardez à partir de 24 min
05.
Alexis Cossette - La duplicité mondialiste visible – 26 juin
2022
Le double standard mondialiste au sujet de la démocratie et de la liberté exposé aux
yeux de tous, depuis la crise de la COVID.
https://rumble.com/v1a1rez-la-duplicit-mondialiste-visible.html

Rédigé par Chevalier

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