Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Nous sommes des êtres qui entretiennent le royaume terrien en attendant les plans du grand architecte...

06 Nov

Dans le Dakota du Nord, les Sioux et autres tribus amérindiennes s’unissent contre un oléoduc

Publié par Chevalier de lumière  - Catégories :  #Amérindiens, #Information

Nous sommes de

tout coeur avec vous mes

frères et soeurs

Amérindiens

Source de l'article  http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/09/08/dans-le-dakota-du-nord-les-amerindiens-se-battent-contre-un-oleoduc_4994598_4832693.html

 

Le projet est censé traverser un fleuve à quelques centaines de mètres de la réserve de Standing Rock.

 

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/09/08/534x0/4994594_6_ca2f_des-amerindiens-du-michigan-rejoignent-le-camp_70fa0b1f8965a548e4c8a330869cdc60.jpg

Des Amérindiens du Michigan rejoignent le camp de manifestants dans le Dakota du Nord, le 7 septembre.

Une bataille juridique, médiatique et parfois physique s’est engagée depuis le mois d’avril aux Etats-Unis entre près d’un millier de manifestants – regroupés progressivement dans un camp dans la réserve indienne de la tribu sioux de Standing Rock, dans le Dakota du Nord – et les constructeurs d’un oléoduc censé passer non loin de ce territoire.

L’ouvrage de 1 800 kilomètres et d’un coût de 3,8 milliards de dollars doit acheminer du pétrole jusque dans l’Illinois en sillonnant quatre Etats. Il devait traverser la rivière Missouri au niveau de Bismarck, capitale du Dakota du Nord, mais les risques de contamination des eaux de la ville étaient trop grands pour les autorités. Elles ont donc déplacé le tracé de l’oléoduc 100 kilomètres plus au sud, près du lac Oahe, à 800 mètres à peine de la réserve, sur un terrain volé à la tribu dans les années 1950.

Les manifestants ont plusieurs griefs. Ils craignent que l’oléoduc contamine leur réserve d’eau potable en cas de fuite ; ils refusent qu’elle traverse un terrain qui, selon la tribu sioux, contient des « sites de valeur culturelle et historique significative » comme des cimetières ; enfin, ils estiment que l’agence fédérale chargée de réguler les grands chantiers a autorisé le projet sans prendre en compte toutes ses possibles conséquences.

« Tipis, cabanes et camping-cars »

image: http://s1.lemde.fr/image/2016/09/08/534x0/4994593_6_9413_des-amerindiens-se-rendent-sur-un-site-de_36a4007c8bf571d2fba927b321084e8c.jpg

Des Amérindiens se rendent sur un site de tombes sacrées, près du camp où des centaines de manifestants se sont rassemblés pour soutenir les habitants de la tribu sioux de Standing Rock. La veille, des bulldozers ont commencé à retourner la terre sur le site, déclenchant des affrontements entre les manifestants et des agents de sécurité. Près de Cannon Ball, Dakota du Nord, le 4 septembre.

Depuis plusieurs mois, l’atmosphère autour de la zone de construction se détériore entre la compagnie Energy Transfer Partners, qui se plaint de harcèlement et de violences sporadiques de la part des manifestants, et les centaines, puis milliers de personnes qui ont convergé vers cette zone, issues de « plus d’une centaine de tribus différentes », selon le journaliste et militant écologiste Bill McKibben qui résume la situation dans le New Yorker. Le New York Times a résumé la situation avec une formule bien trouvée : « Occupy the prairie ». Un journaliste canadien de la chaîne CBC a photographié cet immense camp fait de « tipis, cabanes, tentes et camping-cars ».

La candidate écologiste à la présidence, Jill Stein, est allée sur place pour taguer un bulldozer et montrer publiquement son soutien aux Sioux.

La tension faite de petits incidents quotidiens, d’insultes d’un côté comme de l’autre et de provocations a finalement explosé le 3 septembre. La situation a brutalement dégénéré quand des bulldozers ont commencé à creuser. Des agents de sécurité privés ont lâché des chiens et gazé les manifestants, qui ont répondu par des jets d’objets. Des blessés ont été recensés des deux côtés, y compris un enfant, mordu par un chien.

Après être intervenu, le shérif local a estimé que la réponse des agents avait été proportionnée, les manifestants étant « entrés sur une propriété privée avec des chevaux, des voitures et des chiens ».

 

« Le prix de la prospérité américaine »

L’intervention des bulldozers, preuve que les constructeurs veulent accélérer la construction d’un projet qu’ils comptent terminer avant la fin de l’année, a poussé les Sioux de Standing Rock à réclamer une ordonnance pour suspendre le chantier afin de protéger les sites sacrés. Elle a été partiellement accordée par un juge, le 6 septembre. La justice doit se prononcer, le 9 septembre, sur la légalité des permis de construire accordés par le gouvernement fédéral. En attendant la décision, des pétitions ont été lancées en ligne pour tenter d’alerter la Maison Blanche et le hashtag #NoDAPL prend de l’ampleur.

Pour le militant Bill McKibben, ce qui se déroule actuellement dans les plaines du Dakota du Nord « rappelle les péchés originels de cette nation ». Standing Rock, la réserve menacée par le pipeline, est l’un des derniers territoires restants de la « grande réserve sioux », dont la création avait été décidée en 1868. Elle couvrait alors le Dakota du Sud, une partie du Nebraska et du Dakota du Nord.

Ce territoire a été morcelé et réduit progressivement au cours du siècle passé, toujours dans l’intérêt de projets extérieurs, imposés par la force aux Amérindiens.

  • A la fin du XIXe siècle, l’exploration de mines d’or des Black Hills (Dakota du Sud).
  • A la fin des années 1950, l’installation de deux barrages sur la rivière Missouri qui ont englouti des villages et obligé les Amérindiens à se déplacer.

Dans une tribune publiée le 24 août dans le New York Times, le chef de la réserve de Standing Rocks, David Archambault, déclare :

« Qu’il s’agisse de l’or des Black Hills, de l’énergie hydraulique de la rivière Missouri ou des oléoducs qui menacent notre héritage ancestral, les tribus ont toujours payé le prix de la prospérité américaine. »

Selon Bill McKibben, l’un des manifestants aurait déclaré que ce qu’il se passait actuellement était « le plus grand rassemblement d’Amérindiens depuis la bataille de Greasy Grass », autrement connue sous le nom de « bataille de Little Bighorn », une campagne militaire lancée en 1876 contre les Sioux et les Cheyennes, qui s’était soldée par la première réduction de territoire de la réserve.

« Cette part honteuse de l’histoire de l’Amérique résonne encore, cet été, sur les rives du fleuve. »


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/09/08/dans-le-dakota-du-nord-les-amerindiens-se-battent-contre-un-oleoduc_4994598_4832693.html#cMwxZZSwIUSJz4yq.99

Commenter cet article

À propos

Nous sommes des êtres qui entretiennent le royaume terrien en attendant les plans du grand architecte...