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Nous sommes des êtres qui entretiennent le royaume terrien en attendant les plans du grand architecte...

23 Sep

Mars : la vérité 1/2

Publié par Chevalier de lumière  - Catégories :  #mars, #Divulgation

Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2
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Mars : la vérité 1/2
Mars : la vérité 1/2

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Après la sonde MOM (Mars Orbiter Mission), voici que Rosetta a immortalisé Mars, avec des clichés tout à fait éblouissants.

Je souhaite rendre hommage par ce bref article à ces chercheurs courageux, et aux photographes si talentueux qui peuvent nous révéler ce spectacle à des millions de kilomètres de distance. Cet article vise aussi à montrer combien notre voisine est un monde fascinant, la question de la vie martienne est un sujet toujours débattu par les chercheurs, d’avis divergents.

Donc, merci aux photographes qui nous délivrent des clichés si splendides, dénués de retouches, pour une fois, dont les couleurs sont fidèles à ceux des astronomes amateurs.

Ces derniers révèlent en effet une fine pellicule bien visible au niveau de l’atmosphère. On est bien sûr enclins à se demander pourquoi par endroits, celle ci semble comme brisée ou discontinue.

Il est bien certainement des régions où l’atmosphère martienne est très endommagée, mais plus loin, on voit que cette pellicule fine est tout à fait présente.

Donc, l’atmosphère martienne existe bien, même si elle est à priori plus légère que celle de la Terre.

Je précise à priori, car sur le cliché suivant, l’atmosphère martienne apparaît bien constituée.

L’ombre au centre du cliché, est le petit satellite de Mars, Phobos.

Mars vue par la sonde MOM avec Phobos

On se rend bien compte, en regardant attentivement les clichés, que le sol de la planète révèle un léger flou, par rapport aux nuages et aux calottes glaciaires.

C’est exactement la preuve que l’atmosphère martienne est suffisamment dense pour dévier la course des rayons lumineux. Il serait intéressant de savoir à partir de quelle densité, la pression atmosphérique est capable de dévier la lumière.

Le seul moyen pour obtenir cette information, serait de comparer avec des images de la Terre vue de l’espace à différentes altitudes.

On remarque plus encore, sur cet excellent cliché, pris par l’astronome amateur Damian Peach, une réverbération intense siégeant sur le côté gauche et droit de l’image.

Vous pouvez consulter son site présentant une vue étourdissante du système solaire, si vous voulez en savoir plus.

http://www.damianpeach.com

La Terre elle aussi, présente pareille réverbération, mais en son centre.

Cela prouve bien, une fois de plus, que notre voisine sable possède une atmosphère plus dense que prévu. Cette atmosphère semble répartie bien irrégulièrement à la surface de la planète, contrairement à la nôtre.

Hélas, je n‘ai pas trouvé de carte de ces variations et toute aide est la bienvenue.

Pour se faire une meilleure idée cependant, voici une carte présentant les courbes de température de la planète.

Il est amusant que les températures décrites présentent de telles variations.

Et justement, il est remarquable que certaines régions désertiques atteignent des températures de +20 degrés Celsius en été.

Sur la carte suivante, on voit bien la concentration en eau du pergélisol.

Il est intéressant de comparer avec le sol terrestre pour se rendre compte de ces mesures.

Étant donné qu’il est impossible d’aller sur Mars pour se faire une idée, il convient d’analyser les traces suivantes, laissées par le rover Curiosity lors de sa progression.

Si le sol était aussi sec que la NASA veut bien le prétendre, aucune trace ne serait visible.

Comme les clichés en version grand public sont systématiquement maquillés d’orange, j’ai du corriger les couleurs. Pour ce faire, j’ai utilisé l’image claire suivante de Curiosity. Celle-ci est non retouchée, et présente une vue du Mont Sharp où les scientifiques posent devant les journalistes :

Après éclaircissement, et correction des couleurs, suivant le cliché que les membres de la NASA ont eu l’amabilité de fournir, voici ce que cela donne :

Région de Legacy vue par Spirit

Cliché éclairci et couleurs corrigées

Sur cette très belle image de Spirit, on voit bien que le rover s’est enfoncé dans le sol, malgré l’apparence sableuse, aride, de ce dernier.

Mais il y a mieux, puisque sur ce cliché, une zone plus claire est bien visible dans les stries du rover. Elle fait penser à des traces de glace, soit la présence d’eau !

On peut donc nettement voir les empreintes du courageux petit rover Spirit, dont le poids a tassé cette sous-couche plastique du sol martien, cachée sous le sable.

La présence de traces sombres indique bien que le pergélisol est très riche en eau. La consistance boueuse des surfaces traversées ne laisse aucun doute, puisque les stries du rover apparaissent nettement. Cette eau brutalement découverte aurait donc gelé au contact de l’atmosphère froide.

Cet élément serait ainsi un indice net de fertilité du sol, prouvant la présence du complexe absorbant. Ce complexe est on ne peut plus nécessaire à la croissance d’une vie végétale. Il dénote au moins la présence d’argile, un minéral nécessaire à l’enracinement des plantes.

Sur cette image splendide, extraite du blog ci-dessous consacré au Maroc, on voit bien qu’aucune trace n’est visible sur la piste sablonneuse dont la couleur est invariante.

Remlia au Maroc

http://patenvadrouille.over-blog.com/article-maroc-09-39035882.html

Les stries des pneus issus des différents passages de véhicules sont absolument imperceptibles.

Alors qu’on a l’impression que le sol martien est collant en profondeur, donc gorgé d’eau, comme en atteste le cliché suivant du cratère Newton, laissant voir ce qui ressemble à des zones de fonte saisonnières, avec des sillons profonds et peut-être des zones où le sol a été emporté :

Bords du Cratère Newton

Afin de tenter une comparaison, j’ai pris une image de véhicule lourd en déplacement sur un sol approchant.

Sur l’image de ce bus qui roule en Russie, on voit bien que les roues ont laissé des traces plus sombres sur le sol boueux, en traversant une ornière.

Alors que plus loin, les roues ne laissent plus de traces.

Il s’agit d’une image estivale pour l’instant, et toute image d’hiver serait la bienvenue.

L’image est extraite du site suivant, consacré au voyage à vélo :

http://www.balladavelo.net/index.php?page=4&vpkv=44382&langid=1

Donc, en grossissant bien l’image, on s’aperçoit que les pneus du véhicule ont laissé des empreintes profondes dans le sol humide, et surtout plus sombres, exactement comme sur Mars !

Après examen de ce nouveau cliché de Rosetta, des régions brunâtres et verdâtres sont visibles, notamment dans l’hémisphère Sud. De telles régions laissent envisager une formation différente au niveau du sol, bien plus foncé.

Les spécialistes, appellent ces discontinuités, albédos, car elles réfléchissent différemment la lumière du soleil. Les albédos foncés sont concentrés au niveau de la zone tropicale et surtout celle du tropique Sud.

Si l’on interroge le site Google Mars pour avoir un grossissement intéressant de ces régions, voici ce que l’on obtient, des séries de cratères, avec des pentes, plus ou moins foncées, et ce qui ressemble à des coulées plus sombres, peut-être des nappes d’eau. A vous de vous faire une idée à partir du cliché suivant.

Cliché Hirise

http://www.uahirise.org/ESP_025082_2295

Il serait très intéressant de savoir à quoi ces coulées correspondant, n’est ce pas ?

S’agit-il d’une fonte saisonnière du pergélisol, d’une remontée soudaine de matériaux issus du sous sol profond, avec des particules minérales ferrugineuses ou limoneuses ? Autrement, ces coulées comportent-elles des spores, du pollen, voire des algues ou des bactéries ?

Ces coulées sont-elles visibles ailleurs ?

La réponse semble être oui, car ces coulées plus foncées sont assez fréquentes.

Le désert martien est empli de formes étranges, qui font sérieusement penser à des arbres, notamment au sommet des dunes et sur leurs flancs.

Mais ce sont surtout de superbes œuvres de la nature. Cette dernière nous montre ainsi qu’elle sait agir par delà notre monde, que cette planète ocre a aussi besoin d’amour pour pouvoir un jour prochain refleurir comme la Terre.

Cliché Google Mars de la région de Bonestell

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

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