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Nous sommes des êtres qui entretiennent le royaume terrien en attendant les plans du grand architecte...

07 Apr

Vers un Gouvernement Planétaire

Publié par Chevalier de lumière  - Catégories :  #GREGG BRADEN

Vers un Gouvernement Planétaire

PAR GREGG BRADEN

Lors de presque chaque sommet, chaque congrès et chaque interview à laquelle je participe, on me pose toujours une certaine question, que ce soit en public ou en privé. On me demande si je crois que nous vivrons bientôt sous une forme de gouvernement planétaire et, si c’est le cas, quand cela se produira. J’aborderai cette section de la même manière que je réponds à cette question.

Premièrement, je n’ai pas de ligne téléphonique privée avec la Maison Blanche ni avec les dirigeant du monde ; Je ne peux pas livre dans leurs pensées, j’ignore ce qu’ils mijotent et je ne sais pas non plus pourquoi ils prennent telle ou telle décision. J’ai accès aux mêmes sources d’information que les gens qui me posent ces questions. C’est la manière dont j’utilise ces sources, jointe à ma pensée systémique, qui m’aide à comprendre ce monde qui semble parfois absurde.

Quand je travaillais comme informaticien dans l’industrie de l’énergie et dans celle de la défense, par exemple, une partie de ma tâche consistait à écrire des programmes informatiques recherchant des schèmes. Comme je l’ai expliqué dans Le Temps fractal (Ariane Editions), ce fut pour moi l’occasion parfaite de faire formellement et professionnellement ce que j’avais fait à l’occasion depuis l’enfance : chercher des schèmes chez les gens, dans la vie et dans la nature. En tant que professionnel, j’utilisais simplement la technologie des ordinateurs à haute vitesse pour examiner d’énormes quantités de données, afin de les trouver plus rapidement. Durant mon séjour dans l’industrie, je cherchais des schèmes géologiques dans les roches pétrolifères ou des schèmes d’erreur dans les systèmes logiciels sophistiqués.

J’observe toujours les schèmes qui existent dans le monde, mais ceux que je cherche maintenant se trouvent dans le passé. Les schèmes cycliques de l’histoire du monde, la guerre et la paix, l’effondrement des économies, le développement et le déclin des civilisations – ainsi que notre capacité à les calculer – forment la base de mes réponses aux questions portant sur notre avenir.

Je ne sais pas précisément ce que le futur nous réserve. Ce que je sais, cependant c’est que les cycles du passé sont porteurs de schèmes qui nous indiquent ce à quoi nous pouvons raisonnablement nous attendre dans les temps qui viennent. Si nous avons la sagesse de reconnaître ces schèmes, nous nous accorderons ainsi un avantage et nous aurons une bonne idée de ce que l’avenir nous apportera. Nous saurons aussi à quel moment – les points de choix – les changements que nous choisirons de faire auront le plus de chances de succès.

En ce qui concerne les changements cycliques qui ont eu lieu au cours de l’histoire, les cycles que j’observe sont connus des dirigeants qui ont fait du monde ce qu’il est aujourd’hui. D’après les anciennes descriptions indigènes de ce qui s’est produit durant le changement mondial précédent, d’après les traditions orales des nomades tibétains qui m’ont raconté, autour d’un feu de camp à la fin des années 1990, les changements climatiques cycliques, d’après les probabilités et les trajectoires temporelles qui m’ont été rapportées par des chamans sur les hauteurs des Andes du sud du Pérou après le 11 septembre 2002, et d’après les anciens glyphes mayas illustrant ces cycles sous la forme de calendriers sophistiqués, ce n’est un secret pour personne que nous vivons une période de changement qui a été prédite, anticipée, accueillie et crainte depuis la dernière fois que cela s’est produit, il y a environ 5 000 ans.

Parmi les changements auxquels nous assistons aujourd’hui, la plus grande transformation des pouvoirs, de la richesse, de la technologie et de l’information de toute l’histoire connue. Je ne m’étonnerais donc pas de voir une mondialisation des gouvernements allant de pair avec celle des affaires, de l’industrie et de la finance. La gouvernance planétaire existe déjà. Si les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale nous fournissent un indice sur la façon dont elle sea appliquée, il s’agira d’un processus qui se déroulera dans le temps plutôt que d’un événement qui aura lieu à un moment précis.

Les fondations d’un gouvernement mondial, à l’instar d’une grande coopération planétaire, se construisent depuis que le monde a été réparti en nouvelles nations et économies à la suite de la Deuxième Guerre mondiale. La consolidation des affaires en blocs de commerce, telles l’Union européenne (UE, créée en 1993), l’Union africaine (UA, fondée en 2001) et l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ANSEA, établie en 1967), voilà comment différentes nations ayant des intérêts communs forment de grandes organisations qui leur sont bénéfiques tant individuellement que collectivement.

De plus, la consolidation des devises, comme nous l’avons vu en Europe par l’euro ; la monnaie appelée eco pour l’Afrique de l’Ouest, qui doit entrer en usage en 2015 ; le dollar est-caribéen ; et une devise partagée proposée par les Emirats arabes unis, le Bahreïn, l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Oman et le Qatar sont tous des éléments de coopération qui signalent l’existence d’un plus haute forme de gouvernance.

Ma réponse à la question de savoir si nous nous dirigeons vers une forme de gouvernance planétaire est donc oui, parce qu’elle est déjà là et qu’elle se développe de plus en plus sur une échelle de plus en plus grande. Retournerons-nous jamais au monde du passé ? Sans doute que non. La gouvernance planétaire est-elle une bonne ou une mauvaise chose ? Je n’en sais rien, car cela dépend de la façon dont elle sera mise en place.

La formation de l’Union européenne peut fournir un exemple en microcosme de ce qui est possible si les mêmes grandes lignes sont appliquées à l’échelle mondiale. Les buts avoués de l’UE étaient clairs depuis le début. Celles-ci fut créée avec « l(objectif de mettre fin aux guerres fréquentes et sanglantes entre pays voisins, qui ont culminé avec la Deuxième Guerre mondiale ». La voie que l’UE avait choisie pour atteindre ses objectifs était tout aussi claire ; les « quatre libertés » de circulation.

Circulation des biens
Circulation des services
Circulation des gens
Circulation de l’argent

Aujourd’hui l’UE est formée de 27 pays. Chacun conserve sa langue, sa culture, ses arts, son mode de vie et toutes les autres caractéristiques qui font son unicité, mais la disparition des restrictions commerciales et voyagistes a fait advenir une ère que tous les Européens que j’ai rencontrés personnellement et qui vivent ce système de l’intérieur considèrent comme positive.

En prenant l’UE comme exemple de ce qui peut se produire lorsque diverses nations oeuvrent ensemble à des objectifs communs, il est évident que la gouvernance mondiale peut s’avérer une bonne chose. Si elle entraîne la réduction ou l’élimination des barrières empêchant que soient satisfaits des besoins essentiels de chaque homme, de chaque femme et de chaque enfant de la planète, et cela, sans compromettre leur unicité, il est évident qu’il s’agirait d’un changement positif. Si les nécessités de la vie – la nourriture, l’eau, les médicaments, l’électricité et la technologie – étaient rendues accessible s tous les membres de notre grande famille planétaire, et si en même temps nous travaillions ensemble à résoudre les points de crise qui menacent notre avenir, sans doute que le monde bénéficierait alors d’une telle gouvernance.

L’un des objectifs avoués de la formation de l’UE était d’éliminer la compétition violente pour les ressources qui a causé les effusions de sang, les souffrances et les guerres du passé. Si une telle coopération se réalisait à l’échelle planétaire et comportait le partage des ressources humaines et naturelles, il est alors tout à fait possible que les guerres pour l’obtention des ressources deviennent choses du passé. La réalisation de ces objectifs contribuerait beaucoup à répondre aux trois critères déjà cités qui nous rendent violents et belliqueux : les menaces à notre vie, à notre famille et à notre mode d’existence.

Evidemment, la gouvernance mondiale comporte aussi un côté sombre. Si les systèmes et les politiques qui la font fonctionner sont fondés sur autre chose que les « quatre libertés » de l’UE, les avantages nommés plus haut ne pourraient jamais se matérialiser. Si, par exemple, les principes de la gouvernance étaient fondés sur la cupidité, le contrôle, le profit commercial et la corruption, les gens souffriraient toujours des disparités de fortune, du manque des nécessités de la vie, et du désespoir de pouvoir changer leur situation. Si c’était le cas, la gouvernance mondiale serait alors le pire scénario, parenté au futur sombre et terrifiant décrit par George Orwell, dans son roman 1984. Tout dépend donc de la manière dont elle s’effectuera.

Extrait du livre de Gregg Braden : Vérité essentielle – Activer la mémoire de nos origines, de notre histoire et de notre destinée aux Editions Ariane

retranscrit par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/

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